
mercredi 26 mai 2010
Jean-Michel Chesné expose à l'atelier de Joseph Kurhajec ce samedi 29 mai 2010.

lundi 10 mai 2010
Jean-Michel Chesné. "L'art à la cave et au jardin" à Villiers sur Loir du 13 au 16 mai 2010.

mercredi 5 mai 2010
Frédéric Allamel: "Imaginaires Zinguifères". Variations autour de Fernand Michel, artiste-zingueur.

samedi 1 mai 2010
Accostez avec Lacoste!
mercredi 28 avril 2010
Gérard Sendrey: "Fais moi un cygne".

Pour plus d'informations rendez-vous sur le site du Couvent des Méduses, (désormais sur le site du Poteau Rose) où se tiendra l'exposition.
vendredi 9 avril 2010
Alain Lacoste. "Les lacosteries".

Alain Lacoste. "Le Veilleur inutile": rétrospective à l'Espace Scomam de Laval (France) du 10 avril au 4 juillet 2010.

dimanche 21 mars 2010
Billet d'humeur.
mercredi 17 mars 2010
Eléments temporels: Claude Massé au Manoir des Renaudières du 6 mars au 4 avril 2010.
Source : L’Agenda de Carquefou n° 223, mars 2010 (www.carquefou.fr).
lundi 15 mars 2010
L'Art Brut Japonais au musée de la Halle Saint Pierre du 24 mars 2010 au 2 janvier 2011.
Cliquez ICI pour accéder au site de la Halle Saint Pierre.
"Les inspirés en soutane" par Jean-Michel Chesné et Jean-François Maurice.

Ataa Oko et Frédéric Bruly Bouabré: deux créateurs africains à l’honneur à la Collection de l’Art Brut de Lausanne (5 mars – 22 août 2010).



mardi 5 janvier 2010
Gabrielle Decarpigny.
Article paru dans "Les Friches de l’Art " numéro 32.Elle tient une boutique de jouets à Bagnères de Bigorre, aux pieds des Pyrénées. Elle ignore tout du monde de l’art. Entre deux clients, dans l’arrière boutique, à l’abri du regard des autres, Gabrielle Decarpigny se livre à un singulier rituel. Elle s’installe à une table, se saisit d’un bout de carton ou d’une feuille de papier et attend. Bientôt sa main s’anime, à son insu, et trace d’étranges dessins. Elle crée sous dictée, sans idée préalable, ne sachant où elle va. Une force l’habite et prend possession de sa main : en quelques minutes elle décrit des volutes, des arabesques, des enchevêtrements d’où apparaissent des visages ou des silhouettes.
résultats obtenus et se gardait bien d’évoquer ces expériences. Mais rassurée par une amie qui lui parle d’écriture automatique et de création médiumnique, elle va continuer à pratiquer ces séances durant des années, mais toujours dans le plus grand secret, tout en se posant maintes questions sur l’origine et le sens de ses dessins bizarres. 
Un de ses proches, devenu internaute, lui parle un jour d’une galerie genevoise qui expose des œuvres curieuses. Un contact est pris avec Flora Berne. C’est le début d’une aventure nouvelle, tandis que le mystère Decarpigny demeure.
De l'art paléolithique contemporain.
Article publié dans "Les Friches de l'Art" numéro 34.« Bien des paléontologues humains ou des préhistoriens sont en fait des poètes. Seulement, ils ne l’avouent pas toujours ».
André Leroi-Gourhan.
L’aube de l’art se situe sans doute au paléolithique supérieur. Mais ses origines sont plus anciennes encore et resteront à jamais ignorées. Quelques créateurs contemporains, qui s’efforcent de remonter aux sources de l’art, tentent de recréer, de restituer ce qu’ils s’imaginent être les premiers balbutiements de l’art.
Nous ne connaîtrons, bien sûr, jamais la réalité de celui-ci. Toutefois, rien ne nous interdit de l’imaginer. Le paléolithique constitue ainsi une prodigieuse source d’inspiration. Un formidable stimulus. Un temps mythique qui excite l’imagination et la rend propre à réinventer, à recréer l’art élémentaire d’alors. Plutôt que de penser le renouvellement de l’art occidental à partir de modèles extérieurs comme ce fut le cas au début du vingtième siècle, il est possible de tenter de le faire à partir de l’art paléolithique, ou de l’art supposé tel. Car si nous connaissons la réalité concrète de l’art océanien, de l’art africain ou de l’art aborigène australien grâce aux collections visibles dans nos musées, il n’est guère aisé de se faire une idée exacte de ce que fut réellement l’art paléolithique. En effet, nous n’en connaissons que des bribes, ou de rares témoignages. Certes, des peintures pariétales,
des gravures subsistent et quelques sculptures ont été découvertes ici ou là. Toutefois, la totalité des œuvres réalisées sur des supports périssables a disparu à tout jamais. Mais c’est précisément cette ignorance, cette rareté, cette connaissance lacunaire de l’art paléolithique, qui constituent puissamment l’imagination. Cette recherche aléatoire d’un art archaïque, que par goût du jeu et par référence à Joseph Delteil, nous appelons paléolithique contemporain, joue aujourd’hui le rôle dévolu à l’art nègre au siècle précédent. Il faut y voir le moyen de recréer l’art de ce temps. Ce que nous ont enseigné les cultures extra-européennes a fécondé l’art du vingtième siècle. Il nous faut tenter de trouver ce que peuvent nous apporter les cultures européennes du passé lointain. Ultime quête pour un nouveau recommencement. Ce retour à l’archaïsme, perceptible dans tout l’art actuel,
se révèle être une manière de contester la modernité dans sa forme techniciste, rationaliste, et matérialiste. C’est aussi, pour l’artiste, l’occasion de repenser son rapport au monde et de se mettre en harmonie avec lui. La fonction de l’art n’est elle pas d’ouvrir le champ de la conscience à autre chose que la perception rationnelle de la réalité? Dans un monde en proie au désenchantement, se fait sentir le besoin de réintroduire une part de rêve, de magie, de mystère dans l’art. Renouer avec des supposées traditions esthétiques fort éloignées dans le temps et situées dans un autre espace culturel serait donc une façon d’en finir avec la tyrannie de l’innovation, de s’affranchir de la recherche de la nouveauté pour la nouveauté. Cette préoccupation est partagée par nombre de créateurs contemporains dont la démarche se nourrit de la nostalgie des temps passés ou la transcendance du divin imprimait
la trace du sacré dans l’œuvre la plus humble. L’homme a besoin d’un art à son échelle dans lequel il puisse retrouver une dimension spirituelle.Joseph Delteil, en s’installant à la Tuilerie, rêvait de redevenir le premier homme. C’est là qu’il rédigea son livre fameux intitulé « la cuisine paléolithique ». « C’est la cuisine qui apparaît dès le commencement, par pur instinct, simple appétit, entre l’homme et le monde » écrivait-il alors. « La civilisation moderne, voilà l’ennemi ! Il s’agit de redevenir des sauvages, vierges de sens et d’esprit comme au premier matin » ajoutait-il avec le brio que nous lui connaissons. Ce qu’il préconisait pour l’art du manger, nous le revendiquons pour les arts plastiques. C’est dans cet esprit-là que nous avons choisi d’utiliser le terme de
paléolithique pour qualifier cette démarche artistique néo-primitiviste. C’est aussi une manière d’en finir avec le concept d’avant-garde complètement dépassé, et de faire un pied de nez à l’histoire de l’art. En la matière, tout indique que l’évolution s’effectue sur un mode buissonnant et non pas linéaire. Privilégier cette recherche, c’est faire le choix d’un art attaché à la finitude de l’homme. Ce voyage dans les lointains intérieurs nous paraît plein de promesses.(Illustrations: de haut en bas, peinture aborigène, Joe Ryczko, Jean Vodaine, Ian Pyper, Jean-Pierre Sokolowski, Michel Nedjar).
vendredi 14 novembre 2008
A la friche cette semaine: Bernard Le Nen.
Je reste subjugué par les peintures de Bernard Le Nen. Ses personnages morts de peur, bouffis d’angoisse ont une force d’expression incroyable. Sur fond noir, les saynètes qu’il peint relèvent du fantastique, du surréel. Ses visions cauchemardesques sont aussi fascinantes que déroutantes. L’homme et sa place dans le cosmos, l’homme et sa condition absurde, l’homme et ses peurs ancestrales sont au centre de cette œuvre tourmentée mais combien puissante.
Il nous montre des monstres, des êtres difformes dans des positions incongrues et saugrenues. Il se plaît à peindre des personnages étranges, des situations cocasses, burlesques ou désopilantes. L’imagination de Bernard le Nen n’a pas de limite et l’onirisme habite toute sa création. Comment rester insensible devant les figures pathétiques, hallucinées ou grotesques peintes par cet artiste visionnaire? Comment ne pas se reconnaître dans ces créatures constamment reliées à la bestialité et à un univers qui les écrase? Nous sommes là en présence d’un travail d’une singulière inventivité. Le Nen conjugue avec un art consommé l’humour noir, la loufoquerie, le tragique et le non-sens. Bernard le Nen est décidément un artiste rare.
Joe Ryczko.
(Illustrations: Bernard Le Nen. De haut en bas, "La mort du chat", sans titre, "Têtes creuses". Source: http://www.artgument.com/)
Cliquez ICI pour vous rendre sur le site du peintre Bernard Le Nen.
Cliquez ICI pour vous rendre sur le site de la galerie "Artgument", dont l'expo "La Faim de l'Art" débute dès demain, samedi 15 novembre, et se tiendra jusqu'au 4 décembre.





